Cultures don’t like globalization because it threatens them.

- Il n’est pas possible de trouver des invariants culturels.

- Quelles sont les motivations éthiques ? ie : pour quelles règles communes jouons-nous ?

- Revenir aux fondamentaux : survivre, perpétuer l’espèce, protéger la vie d’autrui. Plus loin : égalité, respect, communication, amour.

Démarrage rapide pour rattraper un bus, aucun effort, pas de rappel des articulations, pas d’essouflement, sensation de voler sur l’asphalte. Quelle surprise ! Donc le vieillissement n’est pas une raison.

Autrefois, la caractéristique d’un homme libre était d’agir non pas pour une récompense matérielle, mais pour l’épanouissement de sa valeur personnelle manifestée par ses bienfaits à la société. B. de Jouvenel

Chaque ville est un lieu adéquat pour un certain type de personnes. Paris, Londres : business. Le pas, la vitesse de déplacement possible. Ici, plutôt en couple que seul, est-ce seulement le temps des vacances. Le bar ouvert sur trois côtés. Les lumières au sol que je trouve tellement inutiles : elles éclairent le ciel, vous éblouissent. Les couples plus aisés, l’homme en pantalon de laine de costume, mais en chemise. Le surfer : chemise, polo, short large, pas de chaussures, la planche sous le bras : insister sur le stéréotype ou quoi ?

Où est le flux vital ? Quand je marche dans la rue, c’est plutôt diffus. Je sens des liaisons. Mais sinon très souvent plutôt la maya, l’illusion – un voile si fin qui se déchire – perturbé par ma propre énergie – je n’écoute pas assez souvent.

Sur la plage surtout les cris des enfants – imperturbables vagues – qui va gagner ? jeunes filles, grand-parents, enfin pas si vieux que ça. Je ne me reconnais pas, cette ville n’est pas pour moi. La plage montre ce qui se passe dans la société : famille, connaissances, marchand, preneurs de risque se jetant à l’eau.

J’ai aussi été cette île, à ne pas regarder autour de moi.

Enfin un moment plus intime avec la ville. La nuit, les quartiers haut, la partie de pelote basque, l’animation bon enfant, le balcon du casino, ce grand fauteuil parfait donnant sur la mer, ces adolescents en short et pieds nus, mais peut-être un gilet de soie. Les grandes vagues largement exposées, totalement silencieuses – le fer forgé éclairé par en-dessous – l’écume toute blanche et quasi fluorescente – au loin des lumières dans la mer et l’horizon encore en fin de crépuscule – le phare - les 10 commandements du conducteur par le pape – comme les strucutres morales que je recherche – ma difficulté à trouver des universaux – le jeune homme de sécurité clés cliquetant – que surveille-t-il ? de la revente de dope ? ou les mineurs ? Dans la salle de jeux les contrôleurs marchent en lançant les jambes très loin devant eux, se tenant droit derrière leur cravate, quelque petite chose différente des maîtres d’hôtel. Les joueurs de bridge, sérieux, décontractés, riches mais pas trop, pas trop classe, ni trop aristocrates, des hommes fumant un gros cigare en tee-shirt.

J’appelle sujet [...] le désir d’être un individu, de créer une histoire personnelle, de donner un sens à l’ensemble des expériences de la vie individuelle. [...] La transformation de l’individu en sujet résulte de la combinaison nécessaire de deux affirmations : celle de l’individu contre la communauté et celle de la conviction contre le marché. Alain Touraine cité par Manuel Castells dans L’ère de l’information – Tome 2 – Le pouvoir de l’identité

Dans le métro, taggé sur une affiche : “la voiture immatriculée 000 xxx 75 a tenté de me tuer”.

Malaise. Justement parce qu’il s’agit de la station St-Paul. Délation. Anonymat de la grande ville, dissimulation dans la grande foule. Rassemblement dans les communautés par intérêt : concerts, assemblées de partis – uniquement intérêt pas partage. Les foules hétéroclites : transports en commun, lieux publics en dehors des événements. Lieux de services : poste, banque, commerce.

La montée de l’individualisme, le manque de savoir-vivre en communauté ne viendrait-il pas plutôt de non prévision du futur, d’une inconscience de ce qui pourrait survenir plutôt que d’une volonté délibérée de gêner les autres.

L’enfant qui traverse en courant en dehors des clous la voir rapide ne veut pas gêner la circulation, quelqu’un a oublié de le prévenir du danger. D’ailleurs ses parents ne se retournent même pas sur sur arrivée tardive, ni au coup de klaxon du bus.

Présentification : les objets deviennent art par le prisme de l’image animée => l’art est objet usuel, du quotidien. La vie, le mouvement, l’âme – animus.

Le cinéma ne rend-il pas une structure aux événements et à la vie ? Réconfort dans ce monde de bruit et de fureur où le chaos s’érige en théorie.

L’arrivée aux postes de pouvoir des quadra. Quelles idéologies ? Quelles déceptions à dépasser ? Est-ce le monde que nous voulons ? Que faire pour le changer ?

L’offrande de la couronne par le jeune Arthur dans Shrek 3. Surprise. Qu’y a-t-il derrière ? “Je ne veux d’autre légitimité que celle du peuple ?” Démocratie ? “Je vous offre la couronne” “Je ne veux pas être roi” => confirmé par l’enregistrement de la figurine, c’est bien là que ça se passe.

Kornati juin 2007Croatie 2007

Simplifier encore – mais si langue n’est pas la même – les définitions ?

Rue de la Boétie – quinqua – costume et bretelles – téléphone devant le restaurant en regardant le menu, puis disparaît. Il revient cinq minutes plus tard, entre et n’a pas choisi ce qu’il veut manger. Son téléphone sonne, sa conversation est assez forte pour être entendu dans tout le restaurant. Il reproche à sa femme de ne pas voir les numéros des appelants puis raconte le cours de la vie des autres.

Le dernier refuge est-il le corps ? L’expérience vécue – qui ne peut arriver qu’à soi – ce qui enseigne le plus. Plus que toute la raison, l’imaginaire, le symbolique. Le symbolique est le plus puissant mais le plus dangereux à manipuler car les interprétations diffèrent.