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cimg3807.jpgQu’est-ce que l’art ? Assez simplement. L’image – la représentation.

Les 3 niveaux de déploiement de soi : survivre – comprendre – donner un sens. Une plus grande concentration de l’esprit et de la conscience. En spatialisation, penser à des taches de couleurs d’intensité plus ou moins forte, plutôt que des paliers ou des niveaux, mais la concentration vers plus d’esprit demeure un privilège de l’expérience – mon côté “protégeons les vieux”.

S’habiller pour paraître – s’habiller pour être vêtu – être chic ou casual le samedi.

Pour compter les 3%, regarder ceux qui regardent les êtres, pas ce qu’ils font. Sinon beaucoup dévisager. Comment est-il habillé ? qu’est-ce que c’est que ce look ? comment prend-il cet espace (au détriment du mien) sur le public – ou dans l’attente qu’il arrive quelque chose. C’est un regard différent de la marche dans la campagne ou la brousse. Ici : regarder et être regardé – pas voir => ce qui correspond à l’écran et au cinéma. Pas tellement de famille, d’enfants, en fait ce sont les vacances.

Rapport juste entre une population de plus en plus urbaine et les comportements sociaux. Peu de gens honnêtes et simples, sont-ils tous perdus ? Quelques regards effrayés, appeurés – absents à eux-mêmes. Ah ! un jeune homme serein.

Je recherchais dans les figures du passé de quoi conforter mon image ou ma place – et rien n’apparaissait (ô aletheia) comme modèle, mais plutôt des dizaines d’interlocuteurs. Tu me fais exister, opposé au “je pense donc je suis”. La position individualiste contre le collectif. Pourquoi l’opposition et pas la complémentarité ? Les réponses dans les moines, les tasses, les livres. Un grattement persistant dès qu’il s’agit de religion, pourtant il s’agit d’un essai sur 1) la conscience – 2) l’individuel – 3) le collectif qui n’engendre pas, à première vue les conflits. Or la religion s’institutionnalise, se fige, forge des normes et surtout kidnappe la prise de conscience, la spiritualité comme étant ses propriétés privées, de son seul ressort. Ne vous laissez pas dicter votre prise de conscience. Soyez spirituel à votre manière. Le seul impératif qui donne le choix : prenez conscience.

La réussite des frites dans le monde. Les images animées. Le bruit des machines – abaissant la fréquence audible à cause des fréquences graves des machines.

Rester gentil tout le temps ? Le sourire de Gandhi – mais aussi la fluidité dans la vie. Alors le conflit : ne pas le refuser, rentrer dans le coeur même – quelle est cette personne et pourquoi m’en veut-elle ?

Le calme du service, mais un peu jeunes, comparé aux maîtres d’hôtel de la brasserie. Les cheveux teints du proprio chef. La paix de la nuit  pas si tard mais dans un square propre et encadré de bancs – quelques plantes nouvelles, au sol des pavés de troncs, des feuilles de cerisier qui commencent à tomber – le figuier – le laurier, tous reposent dans cette clarté électrique et là juste à côté du quai encore bruyant – pourtant le pont illuminé par en-dessous, les lampadaires typiques, les vieilles demeures. Qui profite de ce lieu, espace mort ? entre les dalles de granit très longues pousse une herbe drue et verte – comme au retour de l’automne quand la pluie fait repousser les plantes – maintenant juste le bruit des voitures. L’auréole des bateaux-mouches – une lumière rouge clignotant dans l’habitacle d’une voiture – un passant qui écrase les feuilles mortes – les lourdes chaînes autour des bornes pour délimiter les frontières du jardin – une voiture tuned en bleu électrique – à l’intérieur tant de poteaux, de signalisation, de grilles, de poubelles, de barrières, de bornes, d’escaliers, de rampes, de murets, d’arbres. Personne ne passe au milieu du jardin – mais au moins ici pas d’image inutiles – juste la ville, l’habitation, les structures, les voitures repoussées à l’extérieur du périmètre. Palissades autour de la Forney. Aller faire pisser son chien dans la pelouse de l’immeuble voisin. A 23 heures.

La descente en blades depuis le pont marie – les hautes fenêtres à petits carreaux vides et sombres de l’école – les chiens assis allumés des mansardes. Sifflotements pour appeler le chien. Principalement des objets faits par les hommes – un oiseau se réveille – pour aller se perdre dans les toits et les tourelles de la Forney. Comme moi quand je passe mes nuits blanches dans la toile et les mangas.

Rituels – armes – animaux – beauté dans les usages et dans le luxe.

Je pensais qu’une telle profusion d’oeuvres sublimes, sacrées inspirerait une admiration, un effroi, un respect – preuve que non – dans les jeunes générations l’art ne leur dit plus rien – aucun sens – le sens des machines, de la consommation a été porté à son plus haut développement – que pourrait signifier cet artisanat, ces objets vieux, ces usuels ?

Je cherchais ceux qui seraient touchés – alors qu’ils traversaient les salles – sans que cela soit une accumulation vaine de savoir, d’images supplémentaires faisant partie du grand catalogue mondial.

Une asiatique prend une photo de la place Saint-Michel à travers une boule de cristal posée au centre de la table de bistro. Elle ne sait pas utiliser le téléphone portable et le passe à son amie de la table voisine pour la mise au point. Une autre touriste porte une ombrelle et des lunettes et se protège du soleil - 18h15 le 30 août. Son compagnon demande une direction à un gardien de la paix. Ses mouvements du poignet sont légers, avec les doigts écartés.

Je vois tellement de chakra filiforme, ou petite boule ou magma pas bien rangé que j’en viens à douter de ma vision. Puis enfin un triangle plus épais, jeune homme à barbe, en fumant qui salue et cherche quelqu’un avec son téléphone. Plus tard, il repassera devant moi : c’est dans l’ordre des choses : je dois voir.

Le coeur battant autour de certaines pensées : accomplissement, possibilité de salut, proximité de l’éveil, possibilité de laisser tomber le moi. Nouvelles aventures, nouvelles ouvertures, excitation de la découverte. Petit rire en coin : j’espère qu’il ne me faudra pas 47 nouvelles années pour y arriver.

Cultures don’t like globalization because it threatens them.

- Il n’est pas possible de trouver des invariants culturels.

- Quelles sont les motivations éthiques ? ie : pour quelles règles communes jouons-nous ?

- Revenir aux fondamentaux : survivre, perpétuer l’espèce, protéger la vie d’autrui. Plus loin : égalité, respect, communication, amour.

Démarrage rapide pour rattraper un bus, aucun effort, pas de rappel des articulations, pas d’essouflement, sensation de voler sur l’asphalte. Quelle surprise ! Donc le vieillissement n’est pas une raison.

J’appelle sujet [...] le désir d’être un individu, de créer une histoire personnelle, de donner un sens à l’ensemble des expériences de la vie individuelle. [...] La transformation de l’individu en sujet résulte de la combinaison nécessaire de deux affirmations : celle de l’individu contre la communauté et celle de la conviction contre le marché. Alain Touraine cité par Manuel Castells dans L’ère de l’information – Tome 2 – Le pouvoir de l’identité

Simplifier encore – mais si langue n’est pas la même – les définitions ?

Rue de la Boétie – quinqua – costume et bretelles – téléphone devant le restaurant en regardant le menu, puis disparaît. Il revient cinq minutes plus tard, entre et n’a pas choisi ce qu’il veut manger. Son téléphone sonne, sa conversation est assez forte pour être entendu dans tout le restaurant. Il reproche à sa femme de ne pas voir les numéros des appelants puis raconte le cours de la vie des autres.

Le dernier refuge est-il le corps ? L’expérience vécue – qui ne peut arriver qu’à soi – ce qui enseigne le plus. Plus que toute la raison, l’imaginaire, le symbolique. Le symbolique est le plus puissant mais le plus dangereux à manipuler car les interprétations diffèrent.

Beaucoup d’auteurs de management et d’organisation des entreprises le déplorent : les compétences sont de plus en plus spécialisées, à preuve les titres des responsables et directeurs deviennent de plus en plus longs et précis, voire uniques !

Et de l’autre, une tendance égale voudrait qu’au moins la vision de la complexité soit prise en compte lors des décisions, politiques, économiques, sociales. Mais rien n’est fait dans ce sens. Même la complexité, ou sa vision techniciste, la systémique, ne sont pas connues, public, alors de là à les enseigner ! Pourtant, les progrès réalisés grâce à cette vision entrelacée des phénomènes, des éléments, de l’espace temps ont été importants, notamment dans les sciences molles (humaines). Moi-même, je ne peux que regretter d’avoir rencontré aussi tard cette vision du monde, tellement proche de ma propre réflexion neuronale en réseau.

D’ailleurs j’utilise avec plaisir ce web (toile d’araignée), et pourtant je tombe dans un travers imposé : la catégorisation. Je n’aurai pas assez de catégories pour cataloguer toutes mes réflexions. Que faire ? Les empiler les unes sur les autres (5 ou 6 tags par articles), faire des grosses mailles ?

J’aurai toujours besoin de joindre, combiner les deux expressions : la mélodie et l’harmonie. La mélodie se déroule séquentiellement dans le temps et remplit une fonction de mémorisation, de reconnaissance, de message, tandis que l’harmonie enrichit le son simple à un instant T et apporte le contexte, la connation et l’ambiance du message.

Garder la vision macro (hélicoptère) et tisser des liens un à un entre les différents éléments et passant et repassant parfois, mais selon des chemins différents.