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Une jeune femme de 30 ans, pas trop apprêtée dans un roadster blanc et ancien.
Le tremblement de terre dans tous les sols parisiens dû au métro.
Au son des mots, il m’est impossible de ne pas chercher le sens – l’histoire. Je suis pratiquement née avec Sade, alors les mots crus… Comme pour la couleur qui est la seule longueur d’onde rejetée, les mots des poèmes sont ceux qui sont vomis. L’écume de ce qui est bulle, au-dessous de la forme. Ce n’est pas l’eau, ni la force, ni la rivière, ni l’utilisation de la rivière par le monde.
Similitude avec la position des corps dans le métro, ou dans une boîte de nuit. Les inconnus qui ne se dévisagent pas. L’universalité opposée au multi-culturalisme – le relativisme du “tout se vaut”. Le seuil, plutôt l’arche de la porte.
Manque : le manque à vivre les mots, la parole ce n’est pas simplement dire à haute voix l’écrit. Il manque l’espace.
Dans le métro, taggé sur une affiche : “la voiture immatriculée 000 xxx 75 a tenté de me tuer”.
Malaise. Justement parce qu’il s’agit de la station St-Paul. Délation. Anonymat de la grande ville, dissimulation dans la grande foule. Rassemblement dans les communautés par intérêt : concerts, assemblées de partis – uniquement intérêt pas partage. Les foules hétéroclites : transports en commun, lieux publics en dehors des événements. Lieux de services : poste, banque, commerce.
Présentification : les objets deviennent art par le prisme de l’image animée => l’art est objet usuel, du quotidien. La vie, le mouvement, l’âme – animus.
Le cinéma ne rend-il pas une structure aux événements et à la vie ? Réconfort dans ce monde de bruit et de fureur où le chaos s’érige en théorie.
L’arrivée aux postes de pouvoir des quadra. Quelles idéologies ? Quelles déceptions à dépasser ? Est-ce le monde que nous voulons ? Que faire pour le changer ?
L’offrande de la couronne par le jeune Arthur dans Shrek 3. Surprise. Qu’y a-t-il derrière ? “Je ne veux d’autre légitimité que celle du peuple ?” Démocratie ? “Je vous offre la couronne” “Je ne veux pas être roi” => confirmé par l’enregistrement de la figurine, c’est bien là que ça se passe.
Beaucoup d’auteurs de management et d’organisation des entreprises le déplorent : les compétences sont de plus en plus spécialisées, à preuve les titres des responsables et directeurs deviennent de plus en plus longs et précis, voire uniques !
Et de l’autre, une tendance égale voudrait qu’au moins la vision de la complexité soit prise en compte lors des décisions, politiques, économiques, sociales. Mais rien n’est fait dans ce sens. Même la complexité, ou sa vision techniciste, la systémique, ne sont pas connues, public, alors de là à les enseigner ! Pourtant, les progrès réalisés grâce à cette vision entrelacée des phénomènes, des éléments, de l’espace temps ont été importants, notamment dans les sciences molles (humaines). Moi-même, je ne peux que regretter d’avoir rencontré aussi tard cette vision du monde, tellement proche de ma propre réflexion neuronale en réseau.
D’ailleurs j’utilise avec plaisir ce web (toile d’araignée), et pourtant je tombe dans un travers imposé : la catégorisation. Je n’aurai pas assez de catégories pour cataloguer toutes mes réflexions. Que faire ? Les empiler les unes sur les autres (5 ou 6 tags par articles), faire des grosses mailles ?
J’aurai toujours besoin de joindre, combiner les deux expressions : la mélodie et l’harmonie. La mélodie se déroule séquentiellement dans le temps et remplit une fonction de mémorisation, de reconnaissance, de message, tandis que l’harmonie enrichit le son simple à un instant T et apporte le contexte, la connation et l’ambiance du message.
Garder la vision macro (hélicoptère) et tisser des liens un à un entre les différents éléments et passant et repassant parfois, mais selon des chemins différents.
World Economic Forum – Homepage -
A méditer sur ce que l’on voit, ce que l’on devine, ce qui n’est pas dit, ce qui est une illusion et le pouvoir rassemblé en si peu de personnes.
