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Rituels – armes – animaux – beauté dans les usages et dans le luxe.
Je pensais qu’une telle profusion d’oeuvres sublimes, sacrées inspirerait une admiration, un effroi, un respect – preuve que non – dans les jeunes générations l’art ne leur dit plus rien – aucun sens – le sens des machines, de la consommation a été porté à son plus haut développement – que pourrait signifier cet artisanat, ces objets vieux, ces usuels ?
Je cherchais ceux qui seraient touchés – alors qu’ils traversaient les salles – sans que cela soit une accumulation vaine de savoir, d’images supplémentaires faisant partie du grand catalogue mondial.
Une jeune femme de 30 ans, pas trop apprêtée dans un roadster blanc et ancien.
Le tremblement de terre dans tous les sols parisiens dû au métro.
Au son des mots, il m’est impossible de ne pas chercher le sens – l’histoire. Je suis pratiquement née avec Sade, alors les mots crus… Comme pour la couleur qui est la seule longueur d’onde rejetée, les mots des poèmes sont ceux qui sont vomis. L’écume de ce qui est bulle, au-dessous de la forme. Ce n’est pas l’eau, ni la force, ni la rivière, ni l’utilisation de la rivière par le monde.
Similitude avec la position des corps dans le métro, ou dans une boîte de nuit. Les inconnus qui ne se dévisagent pas. L’universalité opposée au multi-culturalisme – le relativisme du “tout se vaut”. Le seuil, plutôt l’arche de la porte.
Manque : le manque à vivre les mots, la parole ce n’est pas simplement dire à haute voix l’écrit. Il manque l’espace.
L’harmonie serait la chose la plus difficile à réaliser dans sa vie – tout en restant dans le mouvement. Comment croire à ce regroupement invraisemblable d’être au milieu ? Donc, au fait, comment arriver jusque là ? De pierre en pierre, mais si peu de points de contacts. La porte de planche dans le mur qui donne sur la cour intérieure, parfaitement ancienne, gros clous, anneau de fer doux, cette rusticité nouvelle rattrapée par les éclaboussures et le verdoiement du bas, là où les pluies ont passées – le temps qui a vieilli justement. Des gens errent dans le château – mais cette fois-ci moins de découvertes, peut-être – une femme parle trop fort dans son téléphone portable. Je me suis attendrie par les tables de plastique blanc bon marché côtoyant l’ancienne table et le banc vraiment ancien en fer forgé repeint mille fois – des hommes chauves à lunettes – des femmes basses et trapues – cheveux courts et châles, des pantalons droits – cette vie feutrée, sociale, propre, que je refuse – les petits craquements – la gentillesse – les ordres données aux enfants. Pourquoi n’a-t-il pas essayé de faire une académie à la platon ? pour ses jeunes élèves ?
