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De la musique dans le wagon de RER, un violoniste tsigane avec une baffle-basse. Une petite fille ouvre les bras, apporte une pièce, elle part en dansant. Le soleil dessine des ombres précises. Les acacias sont en fleurs. Un adolescent lit un roman de SF, hélàs un clone…

Beaucoup d’auteurs de management et d’organisation des entreprises le déplorent : les compétences sont de plus en plus spécialisées, à preuve les titres des responsables et directeurs deviennent de plus en plus longs et précis, voire uniques !

Et de l’autre, une tendance égale voudrait qu’au moins la vision de la complexité soit prise en compte lors des décisions, politiques, économiques, sociales. Mais rien n’est fait dans ce sens. Même la complexité, ou sa vision techniciste, la systémique, ne sont pas connues, public, alors de là à les enseigner ! Pourtant, les progrès réalisés grâce à cette vision entrelacée des phénomènes, des éléments, de l’espace temps ont été importants, notamment dans les sciences molles (humaines). Moi-même, je ne peux que regretter d’avoir rencontré aussi tard cette vision du monde, tellement proche de ma propre réflexion neuronale en réseau.

D’ailleurs j’utilise avec plaisir ce web (toile d’araignée), et pourtant je tombe dans un travers imposé : la catégorisation. Je n’aurai pas assez de catégories pour cataloguer toutes mes réflexions. Que faire ? Les empiler les unes sur les autres (5 ou 6 tags par articles), faire des grosses mailles ?

J’aurai toujours besoin de joindre, combiner les deux expressions : la mélodie et l’harmonie. La mélodie se déroule séquentiellement dans le temps et remplit une fonction de mémorisation, de reconnaissance, de message, tandis que l’harmonie enrichit le son simple à un instant T et apporte le contexte, la connation et l’ambiance du message.

Garder la vision macro (hélicoptère) et tisser des liens un à un entre les différents éléments et passant et repassant parfois, mais selon des chemins différents.

Au matin
le soleil est déjà haut
quand je descends
chercher la fleur au jardin

 -*-*-*-

Au coin des routes
un groupe d’hommes discutent
sous l’exacte lumière du lampadaire
Et pourtant ce n’est pas la neige