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Le monde d’Arte est-il plus proche du réel ? Le monde de la TV n’est pas le réel. C’est une image fantasmée. Représentation, rêve, fiction, jeu, théâtre.
Ce qui m’est le plus important : me rapprocher constamment le plus possible du réel. Aussi pour éviter les déceptions dues à la confrontation entre les croyances et la réalité. L’autre visage, c’est la catharsis. Se rassurer que le monde n’est pas aussi terrible qu’il est montré dans les fictions. Rapport à la culture universaliste. Un état supérieur de la conscience collective. Réponse d’Arte : un fouillis (du propre avis de J. Clément), une collection des pratiques, un catalogue des idées et des formes.
Choc pour moi du traitement de la culture : ce sont des “sujets”. Orgasme, la mise en scène théâtrale, la danse. Ce qui intéresse les gens est mis en boîte sous certaines formes. La création niée derrière l’utilisation du produit réalisé. L’image AV est manipulée. La TV impose son modèle du monde. Les producteurs pensent peut-être sincèrement le public capable de jugement et de discernement. Columbine a démontré que non. Les mouvements citoyens, Diam’s confirment le démenti apporté par les “réalistes” (cf. Cronenberg).
Que nous disent du monde les films et les émissions ? Mais rien. Seulement la vision du réalisateur. Le manque de repères. Cette construction subjective d’un monde empêche le partage, la compréhension, l’espace commun, qui est aussi l’espace politique. Le temps est ramassé sur les moments historiques, sinon les temps morts sont ennuyeux à regarder, à raconter, par contre ils sont impératifs et nécessaires à vivre. La vie est au-delà du racontable, du regardable. Ou en deça. Bref, l’expérience peut être remplie, occupée par une agitation utilitaire, avec un but : action, nourriture, reproduction, sociabilisation, mais le temps. Mais le temps passé à vide sert à respirer (méditation). Depuis les pauses respiration, la distance avec le monde devient visible. Les 96% de matière noire qui composent l’univers sont invisibles, in-mesurables, mais tiennent la cohésion de tout l’univers, sinon les théories ne fonctionnent pas.
Ou le comportement différent des planètes autour d’une étoile ou des étoiles autour du centre d’une galaxie. Le noyau principal, non visible, la sphère englobant les étoiles. Ce qui vide qui donne la cohésion et l’ordre.
Que se passe-t-il sous l’emprise des drogues ? l’espace vide est occupé par la fantaisie, l’imaginaire. Qu’il soit connecté au collectif ou non. La peur de l’impermanence. Plus loin que la question de sa propre mort, la peur de la question : à quoi sert tout ça ? Peu de retour sur soi, plutôt sur un certain sens de soi. Celui qui est fabriqué par le regard des autres, par les conventions. Le temps nécessaire à dépouiller la conscience de cet avatar (pas de meilleur mot).
Comment vivre ? La philosophie, la morale.
Automatiquement faire attention aux autres, plus pour éviter les conflits d’espace ou de place que pour les inclure dans notre monde. Créateurs de monde : les éditorialistes de médias le fabriquent, corresponant à leurs visions au plus petit dénominateur commun plus une ou deux visions subjectives, mais n’imaginent pas la construction commune qui suppose un changement aussi radical que le système de Copernic.
